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À l'entrée du comté de
Rivière-du-Loup, immédiatement après le lieu dit Rivière-des-Caps,
s'étend cette grande anse bordée au fond de sept ou huit fermes jadis.
Leur passé est aussi lié au portage du Témiscouata, mais certains des
caractères locaux méritent votre attention. La nature des sols légers
et sablonneux des terrasses avait entraîné une culture intensive et
spécialisée de la pomme de terre tandis qu'il y a plusieurs années,
chaque cultivateur avait son "petit morceau en patates". Maintenant,
on y cultive le grain. La mer, tout proche, offrait des engrais
naturels qu'on recueillait avec profit : ici et à la grandeur du
littoral on vous parlera des harengs qu'on enfouissait avec le germe
de patate, "une patate, un hareng, une patate, un hareng"... Et le
varech! Tout comme en Bretagne on le ramassait l'automne avec le banau
tiré par le cheval et on amende les champs : mais l'usage a disparu.
Enfin, vous pouviez y voir
autrefois au fond de l'anse, édifiée à chaque été, une ligne de
piquets en forme de zig-zag : c'était une pêche à anguilles. |